Parler d'espace aérien est souvent synonyme de contrainte supplémentaire ...

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Parler d'espace aérien est souvent synonyme de contrainte supplémentaire ou d'espace perdu pour nos activités : pas cette fois.

 

Comme nous l'avions déjà abordé dans VP, la Défense se restructure elle aussi au travers de la RGPP (révision Générale des politiques publiques), et un certain nombre de bases militaires sont supprimées.

C'est le cas notamment dans le Nord Est pour la BA 132 de Colmar Meyenheim. Située en plaine d'Alsace, son activité et ses espaces couvrait la partie centrale de la plaine, le Sud étant partagé avec l'aéroport international de Bâle-Mulhouse et le Nord avec celui de Strasbourg-Entzheim.

Plus contraignant encore, étaient les espaces couvrant, au-delà de la plaine, les zones de piémont jusqu'à la crête principale du massif, ou les activités vélivoles et de vol libre sont très développées.

 

Une collaboration de longue date et des protocoles pour sauvegarder un minimum de volume pour le vol de distance.

 

Dès 1999, le dialogue avec les responsables successifs de la base a permis ensuite, de mettre en place plusieurs secteurs dérogatoires pour les vélivoles et le vol libre, afin de préserver des conditions de pratique correctes pour nos activités.

Les responsables de la base en charge des espaces et les acteurs du vol libre, avec le concours  également des instances régionales de l'aviation civile, se sont attachés à créer et développer un climat de travail très serein basé sur la confiance mutuelle. Ceci a permis de passer progressivement d'un secteur à deux, puis trois, en lien également avec le PGE (polygone de guerre électronique) d'Epinal. C'est le CEM (centre école du Markstein) qui a assuré en direct avec la BA 132, la gestion au quotidien des secteurs dérogatoires. C'est l'occasion de les en remercier, de même que Fabrice Sibille, le gestionnaire du site web de la ligue d'Alsace qui s'est chargé de réaliser une information très visuelle, accessible au plus grand nombre, à grand renfort de schémas interactifs.

Pour ce qui concerne la BA 132, ce sont prioritairement messieurs ANTOON et HINDERMANN qui furent nos interlocuteurs et qu'il nous faut remercier, ainsi que le major Wirth pour le PGE : ils ont toujours été à nos côtés pour trouver des solutions adaptées aux différents problèmes posés.

Avec la fermeture de colmar-Meyenheim, seul le protocole avec le PGE demeure à présent.

 

18 juillet 2009 : avec la fermeture de la BA 132, le ciel alsacien s'en trouve simplifié

 

Le dernier escadron étant parti, la base a rendu la majorité des espaces qui formaient la CTR et plusieurs TMA. Seuls les espaces qui étaient partagés avec les aéroports de Bâle-Mulhouse et Strasbourg-Entzheim sont à présent gérés en permanence par ces deux entités.

Par conséquent, sur cette partie du massif, nous retrouvons à présent de l'espace de classe G jusqu'au FL115 (3500m), alors que nous avions accès au mieux, uniquement au FL80 lorsque les secteurs étaient activés, sachant que sans la mise en place des secteurs dérogatoires, toute cette zone allant globalement du piémont à la crête principale des Vosges était limitée à 6200ft soit 1900 m environ. Ces dispositions ont fait l'objet d'un SUP AIP n°109 (Voir copie de carte ci-jointe) dans l'attente de la parution des nouvelles cartes aéronautiques 2010. Il faut noter que les R 127 A et B, apparaissant sur la partie centrale des espaces libérés, se situent au dessus du FL 115 et ne constituent, par conséquent, aucune gêne pour nos activités VFR.

 

Etude pour la simplification de l'espace aérien au niveau national

 

Par ailleurs, en dehors des évolutions liées, comme ci-dessus, aux restructurations de la Défense, des travaux seront engagés au niveau national pour tenter de trouver des solutions au problème de complexité de l'espace aérien dans de nombreuses régions.

D'autres secteurs devraient ainsi prochainement faire l'objet d'une étude de simplification des espaces, conformément à la volonté exprimée au CNFAS par monsieur Patrick GANDIL, le Directeur de l'Aviation civile. Nous aurons l'occasion d'y revenir plus tard : ces travaux ne font que commencer.

 

 

Transformation des ZIT : les premiers dossiers seront traités aux CCRAGALS d'automne 2009.

 

Crées suite aux évènements du 11 septembre 2001, ces ZIT (zones interdites temporaires) vont à présent être transformées en zones interdites permanentes, la menace terroriste étant toujours d'actualité. Ainsi, s'agissant d'espaces permanents, tous les dossiers seront soumis au traitement habituel et seront présentés en CCRAGALS dès cet automne.

Ainsi, certains de ces cylindres de 5 kms de rayon et de 1000m de hauteur pourront faire l'objet de modifications de leur volume pour permettre de résoudre des contraintes pénalisant actuellement fortement certaines activités. Nous avons bon espoir là aussi de pouvoir faire aboutir nos dossiers déjà constitués (Bugey et La Hague Flamenville).

 

Gérard DELACOTE,

CTN vol libre en charge de l'espace aérien à la FFVL.