Emport obligatoire du secours en biplace : nouvelles propositions
Un réflexion de longue haleine sur l’obligation d’emport d’un parachute de secours en biplace a été entreprise depuis le début de l’année par un groupe de travail spécifique auquel ont participé plus de cinquante biplaceurs professionnels ou bénévoles. Une synthèse des travaux a été proposée par la direction technique nationale. Une réunion téléphonique restreinte s’est tenue le 5 septembre dernier pour valider cette synthèse et élaborer des propositions précises. Compte-rendu des travaux et des décisions prises…
Trois aspects ont été abordés :
- l’aspect technique,
- l’aspect pratique,
- l’aspect pénal.
Au plan technique
Les secours anciens ont été testés. Résultat positif au plan structurel.
De nouveaux matériels « light » apparaissent sur le marché.
Un secours fonctionne utilement à partir d’une hauteur de trente mètres.
L’installation des secours génère fréquemment de graves dysfonctionnements.
Par contre, les ouvertures intempestives n’ont jamais eu à ce jour de conséquences sur l’intégrité physique de l’équipage.
Au plan pratique
Les notions de vols montagne, de vol rando et de soaring ont été longuement évoquées, sans qu’aucune définition ni cas de figure précis ne justifie une dérogation à l’obligation.
La démarche « maîtrise des risques », présentée par Michel Flory, reste la manière la plus pertinente de prendre en connaissance de cause, pour le pilote comme pour l’équipage « averti » dans le cas du vol montagne, la décision d’emport ou non d’un parachute de secours.
On oublie souvent les ouvertures de secours qui se terminent bien.
Au plan des responsabilités civile et pénale.
Les conséquences d’un accident corporel, indépendamment du contexte du vol, ne relèvent pas d’une question d’assurance mais bien de la jurisprudence.
Le pilote biplaceur a une obligation de résultat concenrnat la sécurité.
L’obligation de moyens à laquelle correspond l’emport du parachute de secours ne fera aucun doute face aux tribunaux, dans les cas où les conséquences d’un accident pourront être mises en relation directe ou indirecte avec l’absence de cet équipement, et ce indépendamment de la position fédérale. Il reviendra donc à chacun d’évaluer les risques liés au non-respect de celle-ci. C’est pourquoi la fédération ne peut, de par la délégation attribuée, en ignorer l’existence.
Le premier travail de l’expert, en cas d’accident, sera de chercher le lien entre les conséquences d’un accident et les moyens mis en œuvre par le pilote. En l’absence de secours, le pilote biplaceur sera certainement considéré comme fautif.
Enfin, le transfert de responsabilité du pilote vers une autre personne physique ou morale découlant d’une dérogation quelconque, représente un non sens aux plans déontologique, sportif et pénal.
En conclusion
Il est proposé de se prononcer sur le texte suivant :
« L’obligation d’emport du parachute de secours est demandée pour la pratique du biplace en parapente et en delta, quelles que soient les conditions et le contexte des vols, à partir du 1er janvier 2008. »
La FFVL communiquera largement et accompagnera la mesure prise par des formations et informations destinées aux acteurs concernés : pilotes, moniteurs, formateurs, constructeurs. Seront particulièrement concernées les différentes aspects de la gestion des équipements concernés, tant en biplace qu’en solo : catégories et types de secours, notices d’utilisation, pliage, conditionnement, installation, extraction, formation à l’utilisation…
Cette proposition est soumise à la réflexion des présidents de clubs, CDVL et ligues, à celle des biplaceurs (via leur président de club ou DTE), à celle des directeurs techniques d’école.
Une zone de débat leurs est réservée sur le site Internet de la fédération.
Les participants du groupe de réflexion sont conviés à une dernière réunion à l’occasion de la Coupe
Icare.
Le comité directeur se prononcera alors sur cette proposition, en toute responsabilité.

Commentaires
secours en biplace
Secours en bi
Non, vous ne perdriez pas votre temps.
Concernant la prise de licence en ligne, les plus de quarante commentaires enregistrés sur ce site - dont la vôtre, longue et argumentée - ont été lus avec attention. Le Bureau Directeur, puis le Comité Directeur, décideront donc en toute connaissance de cause. Sur ce sujet, aucune décision n’a encore été prise. Quelque soit la décision qu’ils prendront, je ne doute pas que la période d’essai d’un an, avec des clubs volontaires, permettra de repérer et corriger les erreurs éventuelles.
Concernant l’emport de secours obligatoire, TOUS les biplaceurs, professionnels ou bénévoles, ont été invités à participer au groupe de travail mis en place. Cinquante et un ont accepté de le faire. Le débat s’ouvre aujourd’hui plus largement. Tous les commentaires seront lu attentivement.
Pour la licence en ligne comme pour l’emport de secours, il n’est pas impossible que les décisions du Comité Directeur ne soient pas en phase avec certains des commentaires enregistrés. Les membres du Comité Directeur ont une fédération nationale à gérer. Ils ont aussi des obligations en tant que dirigeants d’une fédération délégataire de quatre disciplines. Mais affirmer que les commentaires enregistrés ne sont pas pris en compte, c'est faire à ces bénévoles un procès d’intention.
Stéphane Malbos, chargé de faire la synthèse des débats ouverts sur notre site Internet.
Tester les secours
Je m'interroge sur un point :
Quand je me suis équipé d'un secours bi en 2005, je n'ai trouvé aucune information récente sur d'éventuels tests matériels (ni dans la presse, ni sur le net, ni à la fédé).
Je pense que cette absence d'information est toujours de vigueur.
Le choix d'un secours est actuellement une belle nébuleuse. Il est même probable que certains secours obsoletes soient encore utilisés sans que les pilotes en aient conscience...
Quand on connait l'importance que jouent la rapidité d'ouverture et de la stabilité pour la sécurite, disposer d'un choix éclairé me semble être une priorité... surtout si l'on souhaite imposer l'emport du secours à tous.
Dans ce contexte, je souhaiterais savoir ce qui est prévu pour permettre un choix éclairé ?
En l'absence d'information objective, complète et récente, la commission ou la Fédé envisage-t-elle des tests matériels indépendants et leurs publications avant le 1/1/2008 ?
Ceci ne pourrait que crédibiliser la démarche et constituer une véritable aide aux pilotes.
Joel Russier
Développer l'aspect pénal
Mais, alors qu'il est présenté dans le sommaire, l'aspect pénal n'est pas développé, et pourtant il est d'une immense importance.
Merci de nous communiquer les résultat de la discussion sur ce point.
Dominique Menez
Président Les Toiles du Sud
"Oubli" ?
secours en bi
Obligation de l'emport du secours
Obligation d'emport du secours
"Une obligation demandée"
Bonjour Michel,
"Une obligation demandée"... Voilà une expression mal exprimée. Ce qui veut être signifié, c'est que l'obligation d'emport va être "demandée" par le groupe de travail au CD, qui décidera en son âme et conscience. Une fois l'obligation votée par le CD, si elle l'est, elle devra bien sûr être appliquée / respectée...
Le reste de votre intervention n'appelle pas de commentaire de ma part.
Cordialement,
Stéphane Malbos, chargé de la synthèse de ces commentaires
Le secours et le groupe de réflexion
emport du biplace
Obligation secours biplaceurs
Obligation... Que cherche t'on réellement ?
secours légalement obligatoire
Débat clos
Bonjour,
Ce deuxième débat sur les bases du texte en tête de page est clos, ce qui ne veut pas dire que le débat sur l'emport du secours en biplace clos pour toujours.
Dire que le débat n'a pas eu encore lieu est faire injure à la soixante de commentaires reçu sur ce site, et à la cinquantaine de personnes qui ont participé au groupe de travail.
Le groupe de travail s'est réuni à la Coupe Icare. Une quinzaine de personnes ont participé à cette réunion. Elles vont faire des proposition, sur lesquelles le CD aura à se prononcer.
Quand nous aurons ces propositions, je ne doute pas que nous rouvrions le débat.
Stéphane Malbos, responsable de cette page
Il y a effectivement eu
Groupe de travail et réponses
Débat ou écoute ?
L'AG 2007 a fait ajouter à la présentation de politique générale faite par Jean-Claude Benintende cette phrase...
« Un effort particulier sera fait pour que tous les niveaux de la fédération - clubs, OBL, CDVL, ligues - soient associés, tout au long de l’année, aux décisions principales, en particulier en utilisant au mieux l’outil Internet. »
Nous avons donc créé un chapitre « Débattre » sur notre site, et appelé les présidents de clubs, CDVL, ligues et les directeurs d’école à y faire part de leurs commentaires sur des sujets ciblés.
Le Bureau m’a chargé de synthétiser les commentaires saisis, ce que je fais régulièrement. Je joins normalement à cette synthèse l’intégralité des commentaires. Les personnes concernées, membres des commissions, du bureau directeur, du comité directeur peuvent bien sûr à tout moment lire les commentaires sur le site.
Hervé a raison. Il n’y a pas vraiment débat, il y a plutôt écoute.
Peu ou pas d’échanges et d’argumentations en provenance des élus. La raison principale est qu’ils n’ont pas la disponibilité nécessaire pour s’engager dans ce qui deviendrait un forum.
Il n’a d’ailleurs jamais été question que ce chapitre Débattre soit un forum, et je suis désolé que nous ayons pu le laisser croire.
Ce qui ne veut pas dire que les participants à « Débattre » ne soient pas lus, écoutés, et pourquoi pas entendus ! Les dispositions choisies par le comité directeur pour la prise de licence 2008 en ligne montre que les commentaires des présidents / directeurs ont été pris en compte et ont fait évoluer notamment le projet.
Concernant l’emport obligatoire du parachute de secours, on ne peut préjuger de ce que sera la décision finale du comité directeur.
Dans ces deux cas, l’engagement demandé par l’AG, engagement cité plus haut, est bien respecté.
Merci donc à Hervé. Il est sans doute nécessaire de clarifier le but de ces colonnes, et je propose que le prochain Nouve’Ailes en parle. Nous pourrions aussi changer le titre de ce chapitre et l’appeler par exemple « A votre écoute ».
Cordialement, Stéphane Malbos
secours "juridique"
biplace obligatoire
obliger le secours en bi uniquement c'est comme obliger le preservatif aux hétéros et pas aux homos !
Pour des raisons de sécurité, j'ai fait retirer les secours sur les 2 bis du club car l'hiver nous ne faisons que des vols dynamique pour lesquels le bi n'apporte que du poids et du danger d'ouverture intempestive ( contrairement à ca qui a été dit , le secours ne nécessite pas 30 métres d'altitude mais plutôt 100! car il faut y ajouter le temps de réflexion et de réaction
Laurent Dewisme
(Commentaire publié le 12/10 sous une Brève résumant le dernier comité directeur, qui n'a pas parlé de ce sujet. Commentaire rapatrié ici par Stéphane Malbos
Recours en grâce présidentielle.
CR réunion du 22 09 à St Hilaire sur l'emport du secours en Bi
C'est fait
Bonjour Michel,
Correction faite... Sorry...
Stéphane Malbos