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La Cage ? Un autre vol libre !

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Du parapente a été conservée la partie la plus visible, la voile, mais ses organes de pilotage (les freins) ont été avantageusement remplacés par un système ingénieux et efficace qui permet de piloter l'aile sans création de traînée parasite. La Cage n'a ni freins, ni accélérateur, ni trims.

 

Du delta a été conservé le principe de pilotage par maîtrise directe de l'attitude de la voile, aussi bien en tangage qu'en roulis, mais seulement le principe, puisque la voile n'est pas liée rigidement à une barre de contrôle.



De cette hybridation est né un aéronef original qui n'est assimilable ni un delta, ni à un parapente, et qui donne au pilote une maîtrise très fine de l'attitude de son aile, et donc un agrément de vol et une sécurité active exceptionnels.

Description sommaire

Tout d'abord un peu de sémantique… L'habitude s'est prise, dans la communauté des Cagistes, de nommer Cage, avec une capitale, l'ensemble de l'aéronef, et cage, en minuscules, la structure métallique intermédiaire entre les suspentes et le pilote.


L'ensemble Cage se compose de deux éléments indissociables, l'aile proprement dite et un cadre métallique sur lequel sont attachées les suspentes.

Imaginons un parapente dont les suspentes auraient été coupées environ un mètre avant leur point de convergence. Les points bas des suspentes sont attachés individuellement, répartis sur toute la surface d'un cadre métallique léger.

Sous ce cadre, le pilote est suspendu à un unique mousqueton (de sécurité renforcée). Le pilote manœuvre la cage par l'intermédiaire de deux poignées en forme de lyres. Ce point d'accroche unique octroît par ailleurs au pilote un confort extraordinaire dans les turbulences.

Du fait de l'unicité du point d'accrochage, le pilote peut incliner la cage, et donc gouverner l'aile aussi bien en assiette (incidence) qu'en roulis.

Le contrôle de l'assiette agit sur la vitesse, on pivote les lyres vers l'arrière pour piquer et accélérer, on les pivote vers l'avant pour cabrer et ralentir.

Le contrôle du roulis permet la mise en virage, la main s'abaisse du côté où l'on veut tourner.

Comment se situe la Cage par rapport au delta et au parapente?

Par rapport au Delta, les avantages de poids et de transportabilité sont évidents, mais on ne peut nier que le Delta vole plus vite, s'accommodant de vents plus forts. Cependant les sensations de pilotage sont analogues.

Par rapport au Parapente, au niveau de l'agrément de pilotage et de la sécurité, il n'y a que des avantages....

Dans un cas, on gère au mieux le frottement, dans l'autre cas, on glisse...

La différence entre Parapente et Cage est analogue à la différence entre ski et surf des neiges dans une neige profonde.

Et en cas de vent fort, les manœuvres au décollage ne sont elles pas compliquées par la Cage?

L'utilisation de la Cage par vent fort est d'une facilité déconcertante par rapport au parapente.

C'est précisément dans de telles conditions que vous comprendrez le mieux les avantages d'une Cage : l'effet spi, dû à une très forte incidence, est quasiment éliminé, puisque l'on contrôle directement l'incidence.

En cas de vent très fort, on gonfle et contrôle l'aile oreilles fermées.

 

Que se passe-t-il lorsque la Cage traverse des turbulences ?

Tout d'abord lorsque la Cage traverse une turbulence modérée, il ne se passe rien…, rien pour le pilote.

La voile peut s'incliner, épouser la turbulence ; son mouvement est transmis à la cage, mais le pilote, qui a appris à ne pas se crisper sur les lyres, laisse faire et accompagne la voile qui reprend son attitude normale en sortant de la turbulence.

C'est d'ailleurs un apport essentiel de la Cage : si le pilote laisse vivre son aile, celle-ci est libre d'épouser les turbulences au lieu de leur résister et donc de fermer comme un parapente.

En cas de grosse turbulence, il peut arriver qu'un côté de la voile ferme, alors le pilote contre de manière à conserver sa direction, et ... ça rouvre tout seul, et très vite (plus vite qu'en parapente).

La raison n'en est pas évidente et plusieurs hypothèses peuvent être discutées. La plus vraisemblable est celle-ci : lorsque le pilote contre et impose à l'aéronef une trajectoire rectiligne, il se produit un dérapage du coté de la demi-aile ouverte et l'écoulement d'air sur l'intrados lors de ce dérapage rouvre très efficacement le côté fermé.

Pour la sécurité, il est important de noter que le contre, sous une Cage, est naturel et très facile à réaliser : il suffit d'un mouvement de bras pour se rééquilibrer sous la demi-aile qui porte.

Le départ en autorotation n'est possible en Cage qu'en l'absence de réaction de pilotage.

En ce cas, ou en cas de cravate, une poignée qui pend sous le nez du pilote permet de faire immédiatement les oreilles pour récupérer une symétrie de voilure et le retour sur l'axe.

Cette poignée d'oreilles est une spécificité de la Cage. On peut noter qu'ayant empoigné et tiré cette commande, le pilote remet la main sur la lyre et gouverne l'aile tout à fait normalement.

D'où vient ce nom de Cage qui sonne étrangement dans le vol libre ?

Il résulte de l'abréviation incontrôlée d'une expression employée dans le brevet obtenu en 1990 : "aéronef à voilure souple gonflée par pression cinétique piloté par cage de pilotage"

Comment s'enseigne la Cage ?

La cage est aussi bien enseignée comme premier aéronef de découverte du vol libre qu'elle peut être un but de reconversion de pratiquants d'autres engins de vol libre.

Quelles sont les différentes pratiques de la Cage ?

La Cage peut être utilisée en vol montagne avec décollage à pied, tout comme en vol de plaine avec décollage treuillé.

Le treuillage en Cage ne pose aucun problème. De plus l'unicité du point d'accrochage met à l'abri des problèmes de verrouillage.

Un largueur original a été mis au point. Très simple, fait de sangle et cordelettes, il pèse 30 grammes. On peut l'avoir toujours avec soi.

La facilité déconcertante de la Cage a permis à un paraplégique d'y suspendre son fauteuil et de voler en toute sécurité.

Des stages Handicare appelés Handi-Cage ont déjà eu lieu en Lozère et dans le Cantal.

François Hébrard en a tiré un beau film : "Le ciel dans les mains".

De par son principe même, l'abscence de recentrage sous la voile au décollage et l'intégralité du pilotage dans les mains, la Cage est sans doute l'aéronef de vol libre qui s'adapte le mieux au vol solo des personnes handicapées.

Du fait de l'unicité du point d'accrochage, il est facile d'y suspendre un fauteuil à peine modifié.

La Cage peut aussi être propulsée par un moteur de puissance plus réduite que celle nécessitée par un parapente.

Enfin l'inventeur a réalisé des vols avec décollage tracté par un ULM

En conclusion

La Cage est un aéronef différent de tous les autres, et pourtant vous le piloterez très vite de manière intuitive, car vous aurez la maîtrise directe de la voile, en tangage et en roulis, avec un minimum d'efforts.

Vous sentirez les moindres mouvements de la masse d'air au bout des doigts.

Vous apprécierez sa sécurité active et un confort exceptionnels, notamment par vent fort, au décollage comme en vol.

Ceux qui vous verront voler diront, surpris : "Ça ne bouge pas ? C'est élégant !"

Pourquoi ?

L'aile, jamais déformée, lisse dans toutes les attitudes de vol, a un plané très doux qui s'adapte à la masse d'air, gaspillant le moins d'énergie possible.

Il ne vous reste qu'à apprécier la glisse, l'impression de caresser les turbulences sans les heurter, de jouer avec elles, et de surfer le vent, la moindre bulle.

Pour en savoir plus et consulter une collection de liens…

Le site de l'AsPiC, une association créée par des pilotes de Cage, afin de faire partager leur plaisir au plus grand nombre :

  • Références des écoles,
  • constructeur, etc.
  • Petites annonces.
  • Contacts avec les pratiquants.

 

Des contacts et liens sont régulièrement mis-à-jour sur le site.

Pour voir des photos...