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Leïla Simonet : 18 ans et déjà accro au parapente.

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Leila SimonetLeïla est née à Paris et a grandi Saint Hilaire du Touvet avec des parapentes plein son ciel.
Lycéenne en terminale S, elle pratique tous les sports de montagne comme l’escalade, la randonnée mais sa grande passion reste le parapente. Elle s’initie au parapente en 2005 grâce à son lycée de Pontcharra. « J’ai toujours été impressionnée par mes aînés qui s’envolaient dans les airs. Ce sont eux qui m’ont donné envie d’essayer. ». Depuis, elle prend la direction du ciel avec ses copains.
Elle participe avec eux chaque année à la Coupe Icare « Ce n’est pas une compétition pour moi. Je m’y rends juste pour m’amuser, m’en mettre plein les yeux et pour rencontrer des participants. Mais c’est vrai que lorsque je dois m’élancer dans les airs devant tous les yeux des spectateurs, j’ai toujours le cœur qui bat la chamade ». Sa présence cette année est donc assurée.

Le spectacle de déguisements est le clou du spectacle aérien. Des engins, plus insolites les uns que les autres, s’envolent. Son déguisement de hiboux lui a permis de remporter le 4ème prix en 2006 .
Cette année elle prépare les championnats de France UNSS qui auront lieu du 20 au 24 Mai.

Licenciée au club de St Hil’Air, elle vole dans la région Grenobloise, Elle est aussi partie frôler le ciel de la dune du Pyla et des 2 Alpes, où elle en a pris plein la vue. «Voler au coucher du soleil et au-dessus de l’océan sont souvenirs magiques. ».
S’il fait vraiment très beau, Leïla avoue qu’elle aime voyager avec son parapente et parcourir des kilomètres au dessus des montagnes. Mais à 18 ans, ce qu’il lui plait le plus, c’est le vol acrobatique. « Ce que j’aime dans le vol acro, c’est ressentir des sensations extrêmes, de l’adrénaline. Je veux pouvoir dépasser mes limites. ».
Cette jeune passionnée avoue avoir eu de grosses frayeurs en l’air. « La première fois que j’ai voulu passer la figure de l’hélicoptère, la voile s’est refermée sur moi. Ce n’est qu’à 50 mètres du sol qu’elle s’est ré ouverte. J’ai eu vraiment peur. » Pas questions de rester sur un échec. Elle décide donc de s’envoler directement après cet incident.

Pas seulement entourée de copains, c’est aussi avec ses copines qu’elle s’entraîne dès qu’elle a du temps libre. Le parapente est un sport qu’elle trouve d’ailleurs plutôt féminisé. Leïla souligne d’ailleurs que « l’avantage d’être une fille est flagrant. Les garçons sont hyper attentionnés avec moi. Je trouve que dans ce sport, les hommes ne sont pas machos, mais au contraire franchement protecteur avec les filles. »
Par contre, être une fille n’est pas toujours un avantage. Être légère exclut le vol avec une voile performante. Son vœu serait donc que la discipline se féminise un maximum pour que les constructeurs de parapente se rendent compte de la demande et fabriquent des voiles plus adaptées.
Pour une jeune lycéenne, l’équipement constitue un vrai investissement. Leïla économise toute l’année et travaille l’été pour pouvoir se payer un équipement complet (selette et parachute de secours à 300 euros, et la voile 3000 euros).

Des ambitions professionnelles ? Leïla en a aussi. Elle envisage de faire des études en IUT de mesures physiques. Mais pour rien au monde elle ne laisserait de côté sa grande passion. Elle a donc trouvé un IUT à Annecy qui propose un cursus avec horaires aménagés pour pratiquer librement le parapente.
Son grand objectif est de réussir le concours et d’entrer dans le monde de la météorologie. Métier qui lui permettra d’avoir toujours un peu la tête dans les nuages, avec ou sans son parapente.

Juillet 2007