Un rasmo passionnant

RASMO = rassemblement des moniteurs

80 moniteurs et monitrices et un week-end échanges/formation très dense et passionnant par son contenu :

  • Le point sur la saison écoulée marquée par l’augmentation du nombre de stagiaires et de pratiquants licenciés. Ce que nous avions analysé comme un des effets de la pandémie COVID se prolonge. Il dépend de nous tous de bien accompagner l’engouement pour le vol libre !
  • Progrès décisifs cette année dans la mise au point d’une charte : la charte « Paracheck », résultat d’un gros travail du Comité national parapente avec les ateliers de révision pour harmoniser les rapports et les rendre plus transparents.
  • Bilan présenté par L’ENSA et les cadres techniques sur les formations des moniteurs tant professionnels que bénévoles avec des progrès quantitatifs et qualitatifs. Le suivi des cohortes formées dans leur vie professionnelle indique que le choix du métier de moniteur se prolonge dans la durée en permettant plus la mono activité.
  • Echanges entre cadres associatifs : Les moniteurs fédéraux venus en nombre important abordent plusieurs points liés à la formation des moniteurs (notamment la disponibilité nécessaire), les différences entre la progression du pilote en club et en école de club, soulignent l’importance de renouvellement et augmentation des moniteurs associatifs en structures, les besoins d’amélioration de la communication et mise en réseau des moniteurs fédéraux, ainsi que la nécessaire évolution de l’intranet.
  • Présentation des nouveaux livrets de formation digitalisés pour un meilleur suivi personnalisé des formations à tous les niveaux et bilan de l’opération « Voler mieux » qui est très demandée par les clubs : la nécessité d’une formation continue continue tout au long de la vie de pilote est une idée qui progresse, comme celle du rôle important de l’animateur sécurité.
  • Bilan de l’accidentalité tout particulièrement en situation d’encadrement avec une conclusion : l’apprentissage du vol, tout particulièrement celui des différentes manœuvres en l’air, doit être très progressif, le passage par la pente-école est fondamental.
  • Cette conclusion est confirmée par tout ce que l’on peut savoir aujourd’hui sur les facteurs non techniques : Christophe Dejouy a partagé de façon très pédagogique les données actuelles des neurosciences sur le circuit dans le cerveau d’un apprentissage, depuis les sensations, leur interprétation jusqu’à la construction des bonnes réponses pour évoluer dans un milieu qui n’est pas notre milieu naturel.
  • Elle est aussi confirmée par l’expérience d’autres activités aériennes comme celle de l’aviation : Fabrice Levoyer a partagé les pratiques dans l’aviation et l’importance de tous les facteurs non techniques qui doivent trouver plus de place dans notre réflexion, dans les contenus d’apprentissage et dans tous nos documents : de nouveaux documents sont produits et les intègrent.
  • Des progrès sont aussi possibles dans tout ce qui peut sauver la vie en cas d’incident de vol : Pierre Paul Menegoz confirme qu’il est vital de surmonter toutes les réticences de tirer le parachute de secours rapidement et d’apprendre les bons gestes pour le faire et Jean-Philippe Gallat présente un outil qu’il a conçu pour faciliter l’extraction, augmenter sa vitesse et son efficacité en diminuant une bonne partie des aléas. Le dispositif peut être individuel installable sur la très grande majorité des sellettes, il peut aussi être télécommandé par le moniteur qui constate que le stagiaire ne répond pas à la consigne « secours ! »
  • Des progrès sont aussi possibles dans les outils d’enseignement : les masques de réalité virtuelle peuvent permettre de découvrir plus facilement les trois dimensions de nos évolutions, le circuit d’approche de l’atterrissage avant le premier vol ou les manœuvres de pilotage : Julien Millot a fait essayer les masques et les films qu’il a conçus pour l’École des Grands Espaces.
  • Enfin, les commissions « espaces de pratique », « développement durable et le Comité fédéral d’éthique ont fait part de leurs travaux : pérennité de nos sites, qualité des renseignements facilement accessibles, sont des éléments précieux et la FFVL est engagée dans une démarche de digitalisation vers un système d’intégration géographique. Notre cadre de pratique est le milieu naturel et il est important de mieux le connaître pour mieux le défendre. Tous ces éléments font partie d’un métier et des responsabilités de tout encadrant qui se doit de respecter les personnes et les valeurs de notre fédération.
  • Enfin passionnant par tous les échanges informels que la rencontre d’environs 80 moniteurs et monitrices permet : après deux d’interruption pour cause COVID, quel plaisir de se retrouver et d’accueillir quelques nouveaux moniteurs !

     

     
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