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Près du sol… tête haute !!!

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Suite à un récent accident de delta, la CTS attire votre attention sur les phases près du relief:

"En dépit de l’attrait que nous, bipèdes, pouvons avoir pour le sol, sa proximité est toujours dangereuse pour l’homme volant.<?XML:NAMESPACE PREFIX = O />

Dans les minutes qui suivent le décollage comme en phase de préparation d’atterrissage, la plus grande vigilance s’impose et rien ne saurait distraire le pilote de la surveillance permanente de l’espace qui l’entoure.
 
Sans parler des pratiques extrêmes qui prônent le flirt avec le relief, de trop nombreux accidents sont consécutifs à la distraction du pilote par un mauvais réglage de harnais, non contrôlé avant le décollage dans la précipitation, le coincement d’une fermeture éclair ou le basculement d’un instrument mal arrimé… quand ce n’est pas le réglage d’une optique grand angle, l’œil dans le viseur alors que la cime des sapins s’approche à vitesse grand « V » !
 
On se tire rarement bien d’une percussion avec le relief car les facteurs de risque s’y accumulent :
 
-> les arbres sont hauts et toute chute consécutive à l’arrêt de l’aile sera sévère et peut être aggravée par la présence de rochers, souches ou revêtements routiers,
-> dans les phases de décollage et d’atterrissage, les ailes sont trop souvent pilotées en régime de vol lent, les rendant inaptes à réagir à une action désespérée du pilote pour éviter ou essayer de ralentir sa chute, action qui le plus souvent aggrave la situation en provoquant un décrochage instantané.
 
Par ailleurs, même si le lancer mérite d’être toujours tenté, car il ne sera pas un facteur aggravant dans la majorité des cas et peut contribuer à abaisser la vitesse d’impact, le parachute peut ne pas avoir le temps de se déployer complément avant que le pilote ne touche le sol.
 
Toujours du point de vue de l’équipement, gardons toujours bien à l’esprit  qu’il sera toujours préférable de poser à plat ventre que de chercher à décoincer un harnais delta récalcitrant, comme il est toujours préférable de s’éloigner du relief et du trafic pour ajuster un harnais parapente dont le positionnement du barreau d’accélérateur peut toujours attendre quand on n’a pas sous-estimé la force du vent…
 
Enfin, du point de vue psychologique, il faut absolument souligner que ce type d’accident, consécutif à un manque de lucidité ou de vigilance, est TOUJOURS associé à des préoccupations professionnelles ou affectives qui altèrent le jugement des pilotes en monopolisant une partie de leurs esprits à des tâches inconscientes.
 
Après une semaine de travail en horaires décalés, une altercation avec une personne chère, comme un supérieur hiérarchique, ou un événement important, sachez proposer de votre propre initiative d’assurer la navette ! Cela vous assurera une journée de balade au grand air, l’ambiance et la camaraderie de copains redevables qui auront plus de plaisir à vous raconter toute la semaine leurs exploits qu’à  chercher leurs mots en affrontant les visages défaits de votre famille et de vos amis dans une chambre d’hôpital.
 
PRES DU SOL… TETE HAUTE !!!"