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Accidentologie: Bilan 2008

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ANALYSE VOL LIBRE

 

BILAN 2008 des Accidents FFVL toutes activités confondues.

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Les activités type cerf-volant, Kite, autres représentent 34% des licenciés.

Nous n'avons pas encore tous les chiffres absolument définitifs pour 2008 des licenciés, parapente, delta etc. Mais à quelques pilotes près il y a 34000 licenciés à la FFVL.

Tous accidents et activités confondus le chiffre est de 1.2% des licenciés FFVL victimes d’un accident (414 pour 34000).

Pour mémoire il y a 3% de deltistes, 63 % de parapentistes soit 66% de pilotes en vrai "vol" à la FFVL

 

Conséquences

Il y a eu 11 Morts en 2008, parmi les 34000 licenciés FFVL soit environ 0.03% ou, comme on le dit en accidentologie, 0.3 pour mille. Tous en "vrai" vol, parapente ou delta.

C'est à la fois humainement insupportable et socialement admis dans des activités de plein air forcément à risques comme la plongée, la voile, la montagne sous toutes ses formes, alpinisme, randonnée, le VTT, la moto et tous les sports ou loisirs aériens évidemment.

Sur 414 accidents 31% sont sans aucune conséquence autre que matérielle, 23% blessures légères, soit en tout 54% "pas graves", et le reste 46% avec blessures graves (bras cassés, jambes cassées, dos etc.) dont 11 DCD.

 

Parmi les décès nous trouvons 10 pilotes parapente et 1 deltiste, aucun en compétition, 3 en  vol de cross, 1 autre au Maïdo, La Réunion, après avoir passé sans doute un peu bas une arête permettant de rejoindre le plateau, et tous les autres en vol de loisir local. 

Les machines utilisées lors des accidents mortels sont 4 ailes de début niveau 1 ou 1-2, 2 ailes de sport et 3 ailes 2-3 ou compétition, un delta. Une machine n'a pas été répertoriée.

Un des pilotes est décédé en décollage en treuil. L'accident est lié à une perte de contrôle (surpilotage puis vrille) suite à un relâchement de la tension du câble.

Pour la première fois de l'histoire FFVL le vol libre perd un pilote handi, Jacques Bessis. Il était moniteur, très bon pilote et impliqué dans la fédération à la commission handicapés justement. Compte tenu de son niveau il avait librement choisi de voler avec une aile de compétition dans une zone qu'il connaissait bien. Mais on sait qu'avec le fauteuil il est plus délicat de rattraper une fermeture sur ce genre d'aile. Une bonne raison pour inciter nos pilotes handi à bien choisir une aile adaptée aux réalités de leur niveau et de leur handicap même s'ils ont été ou sont encore très bons!

Parmi les morts les plus insoutenables on a de nouveau le cas d'un pilote projeté dans un arbre par une turbulence devant de multiples témoins et qui, dans la panique de "l'incident" intial, se détache et tombe <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" />20 m plus bas pour se tuer. La seule bonne solution est de sécuriser sa position et d'attendre de l'aide.

 

Sur le plan général tous accidents de « vol »

Les causes des accidents que nous traitons chaque mois dans VL sont massivement liées au pilote, excessivement rarement pour ne pas dire jamais liées à un déficit du matériel et très rarement liées à la météo ou à l'aérologie majoritairement décrites comme calmes dans les déclarations.

Ce qui est désespérant c'est qu'on retrouve toujours les mêmes causes d'année en année.

- La fin de vol et toute la séquence d'atterrissage sont mal maîtrisées. Les accidents y sont majoritaires:  50%.

- Au décollage avec 30% des accidents il y a encore des progrès sérieux à faire.

- Les plus spectaculaires, en vol, ne représentent que 20% des causes d'accident, généralement liés à un manque de maîtrise de l'outil parapente suite à une fermeture.

- 19.3% des accidents surviennent à des élèves à divers stades de leur formation. Ils ne sont généralement pas graves et cette sur représentation est aussi liée à l'obligation de déclaration de tout incident et accident par l'école pour conserver son label FFVL. Beaucoup de pilotes ne font pas une déclaration s'ils se tordent une cheville à l'atterrissage. Une école déclare tout.

 

Parapente/delta

Les deltistes ont 5.4% des accidents alors qu'ils sont 3% des licenciés FFVL ( = 2.2% des deltistes ont un accident, dont 1 mort)

Les parapentistes ont 94.6% des accidents alors qu'ils sont 63% des licenciés FFVL (= 1.7% des parapentistes ont un accident, dont 10 morts)

En pourcentage les parapentistes ont donc moins d'accidents que les deltistes selon les déclarations FFVL.

 

Biplace/monoplace

- Il y a  2600 biplaceurs à la FFVL sur les 34000 licenciés soit 7.6% des "licenciés" qui font du bi ou 11.6% des "volants" (2600 sur 22440) .

Parmi les 414 accidents déclarés à la FFVL, 60 accidents se produisent en biplace soit 14.5%  (60 sur 414).

Les accidents de bi se répartissent à 10%  pour les 2100 pilotes associatifs, avec 21 accidents, et 7.8% pour les 500 pros FFVL avec 39 accidents.

L'accidentologie purement biplace est donc de 2.3% des biplaceurs (60 pour 2600 pilotes bi forcément "volants")

- En monoplace on relève "seulement" 85.5 % des accidents de la FFVL  (354 sur 414 accidents) alors que les monoplaces représentent 92.4% des licenciés et 88.4% des "volants" (19840 sur 22440).

Les monoplaces déclarent 354 accidents pour 31400 pilotes « volants » soit 1.10% FFVL global ou 1.8% des 19480 "volants" mono delta/parapente

Pour résumer bi/mono:

7.6% des licenciés FFVL produisent, en biplace, 14.5 % des accidents déclarés FFVL

92.4 % des licenciés FFVL produisent, en mono, 85.5% des accidents FFVL

Comparativement, les biplaceurs avec 2.3% d'accidentés (60 pour 2600 bi) tapent davantage que les pilotes en monoplace qui sont à 1.8% des accidents "volants" (354 pour 19480)

Malgré toute l'attention portée au biplace et la qualité des formations il y a encore quelque chose à voir de ce côté là...

Ceci est à tempérer du fait qu'un accident de biplace peut potentiellement générer deux accidentés d'un coup! (rare).

Mais en "ordre de grandeur" cela reste valable

 

Fiabilité des déclarations

Ces constats n'ont pas de valeur "statistique" selon les critères de cette discipline mathématique. L'échantillonnage est trop faible. Il faut donc les considérer comme une information de plus sur notre accidentologie et rien d'autre qu'un ordre de grandeur déjà très précis.

Cette observation est d'autant plus fondée que les déclarations, le relevé des données à traiter ensuite, est parfois fantaisiste y compris sur des items aussi basiques que port du casque, du parachute de secours ou d'une protection pour les parapentistes. Dans le cas de notre série de 11 pilotes décédés nous avons vérifié auprès des pompiers ou témoins. Dans les 3 cas annoncés comme "sans casque" le pilote en portait bien un. Idem avec les parachutes de secours et les protections dorsales sauf, dans ce cas, pour le deltiste grenoblois évidemment! Sans cette vérification nous serions arrivés à 27% de pilotes sans casque alors que 100% en portaient un (alors que ce n'est pas obligatoire sauf en compétition, rappelons-le)

 

Note

Il s'agit d'accidents répertoriés parmi les licenciés FFVL mais il est assez probable que l'on retrouve les mêmes types d'accidents et de conséquences en moyenne dans les autres groupes de pilotes de vol libre licenciés ou assurés ailleurs qu'à la FFVL, type CAF, MAIF, FFPLUM, Verspieren etc.