Fédération comment ça marche ? suite

Les clubs - parmi eux les clubs-écoles - sont des associations loi 1901, associations sans but lucratif qui font en partie la richesse, au sens plein du terme, du lien social en France. Ce sont eux, grâce à la relation directe qu’ils ont avec leurs licenciés, les chevilles ouvrières de la fédération au plan local : Merci à tous les bénévoles qui s’investissent pour des travaux de pérennisation des espaces de pratique, de signalétique et d’entretien, de tenue de sites Internet avec tous les renseignements locaux utiles, de recherche de subventions et d’autorisations auprès des collectivités locales, d’organisation d’événements compétitifs ou non, d’activités collectives et conviviales (journées découverte, sorties sur d’autres sites, stages, cross en groupe, covoiturage, mise en place de balises météo, réunions à thème, animations sécurité et, ce qui ne gâte rien, barbecues ou pique-niques divers). Ils sont animés par des présidents, trésoriers, secrétaires, fonctions officielles et légales incontournables et nous vous proposons cette année, pour nos besoins spécifiques, d’y adjoindre un animateur sécurité sur la base du volontariat. Nous comptons aujourd’hui plus de 600 clubs à la fédération. Les principales décisions des clubs se prennent lors de son assemblée générale annuelle, mais un club qui vit organise souvent d’autres débats pour être actif tout au long de l’année. Les clubs-écoles, CEVL, font de l’enseignement grâce aux moniteurs fédéraux bénévoles ou à des moniteurs professionnels, bénévoles ou rémunérés, mais leur but est de développer la pratique sans en tirer profit : les contributions qu’ils peuvent demander aux stagiaires sont toutes investies dans les activités du club. En 2017, on comptait aussi 36 structures sous convention dans les collèges ou les lycées

Les écoles, dites aussi OBL, organismes à but lucratif, ont, comme leur nom l’indique, un « but lucratif » (mais peu de moniteurs de parapente roulent en voiture de luxe !). Elles regroupent, sous la responsabilité d’un DTE, directeur technique de l’école, quelques moniteurs de façon permanente ou saisonnière. Les moniteurs rémunérés ont obligatoirement un diplôme délivré par l’État (BEES, BPJEPS et désormais DEJEPS). Les écoles, à travers stages ou biplaces, sont la porte d’entrée la plus fréquentée pour accéder à nos activités. En 2017, on pouvait compter 294 écoles toutes disciplines confondues. Ces écoles doivent se conformer à une charte de qualité mise en place par la commission Formation de la fédération pour bénéficier du label EFVL (école française de vol libre

Piliers de notre fédération, ce sont les clubs et les écoles qui sont porteurs de voix lors de nos AG. Les clubs, à travers leur président ou leur représentant, et les écoles à travers leur directeur technique, exercent directement leur pouvoir démocratique sur toutes les instances de la fédération), les voix des écoles étant pondérées à hauteur de 20 % du nombre de leurs licenciés par rapport aux voix accordées aux licenciés des clubs. : ils élisent le Comité directeur, se prononcent sur les rapports moral et financier, votent le budget annuel de la fédération, fixent le prix des cotisations et donnent à la fédération les grands axes de ses projets à l’échéance de la durée d’une olympiade. Par exemple, jusqu’en 2020, les trois priorités qui ont été choisies sont : la sécurité, les sites de pratique et la proximité entre fédération et licenciés.

Le comité directeur (CD), instance dirigeante de notre fédération, est composé de 28 membres : vingt sont élus directement par l’AG (dont le médecin fédéral) et huit sont membres de droit : les trois représentants de l’APL (assemblée des présidents de ligue) et les présidents des cinq CN (comités nationaux), eux-mêmes élus . Le CD propose à l’AG le nom du président qui doit être validé par l’AG. Le CD se réunit au moins trois fois par an et la gestion quotidienne de la fédération est effectuée par un Bureau directeur aujourd’hui composé de huit membres élus par le CD. Son rôle est d’assurer la présence et la reconnaissance de la fédération auprès des instances nationales et internationales, de préparer les CD, de piloter les équipes administrative et technique, de mettre en cohérence toutes les actions engagées, etc.

Les réflexions du CD s’appuient sur le travail de commissions spécialisées sur un sujet : Sécurité et technique, Espaces de pratique, Assurances...Vous trouverez la liste complète ici :http://federation.ffvl.fr/pages/commissions-nationales.

Parallèlement, pour tenir compte de l’organisation de l’État, notre fédération s’est aussi dotée de structures territoriales aux niveaux régional et départemental. Ce sont les ligues et les CDVL (comité départemental de vol libre). Ces ligues et CDVL fonctionnent sur le modèle national : AG annuelle qui réunit les clubs et les écoles de leur territoire et qui élit leurs responsables, ils sont les interlocuteurs des conseils régionaux et départementaux et des structures spécifiques au monde sportif : comités départementaux ou régionaux olympiques et sportifs, CDOS ou CROS). Ligues et CDVL, dans la logique des orientations nationales, peuvent organiser des actions spécifiques, adaptées aux réalités territoriales, créer des liens entre les clubs et écoles locales. Ils vont aussi chercher des subventions précieuses auprès des élus locaux et de l’Agence nationale du Sport et accompagnent les clubs dans leurs démarches.

Parallèlement aussi, pour tenir compte des spécificités de chaque discipline, notre fédération a créé des comités nationaux par discipline dont le rôle est de discuter de tout ce qui est spécifique à chacune de nos activités : règlement des compétitions, formations et actions spécifiques pour donner une traduction concrète aux grandes orientations fédérales. Cette organisation par discipline sportive est apparue d’autant plus utile que l’État nous a confié au fil des années les délégations d’abord du delta, ensuite du parapente, puis du cerf-volant, du kite et du boomerang. La délégation du kite nautique nous a été enlevée en 2017, mais les licenciés sont restés chez nous (plus de 9 000 en 2017) et le CNK existe donc bien toujours. Les douze membres de chaque CN sont pour moitié élus par les Assises de chaque discipline et pour moitié nommés par le CD ; le président de chaque CN est élu par les Assises. L’organisation des Assises est grosso modo calquée sur celle de notre AG en tenant compte des caractéristiques de chaque discipline.

Cette organisation peut paraître un peu complexe mais elle ne l’est pas plus que la réalité ! Le fonctionnement fédéral se doit en effet d’être au plus près des licenciés, de partir de leurs préoccupations et de leurs besoins, et de respecter les principes de la démocratie. Que l’on soit cerf-voliste sur les plages du Nord ou parapentiste dans les Alpes, deltiste dans les Pyrénées, lanceur de boomerang à Bordeaux ou kiteur en Bretagne ou en Méditerranée, chacun peut ainsi trouver dans l’organisation fédérale d’autres licenciés pour partager sa passion et une organisation qui se fera le relais de ses aspirations, en participant à notre AG, en répondant aux invitations de la ligue ou du CDVL, ou encore en s’exprimant aux Assises de son comité national, l’idéal étant que chaque club puisse porter la voix de ses licenciés dans chacun de ces rassemblements qui sont tous des moments importants de notre vie démocratique.

Pour en savoir plus, et par exemple voir le trombinoscope, c’est ici :http://federation.ffvl.fr/pages/organigramme

Et ici : https://federation.ffvl.fr/statuts-et-reglements

Véronique Gensac